La peau brille dès le milieu de matinée, le maquillage ne tient pas, les pores se dilatent et les imperfections se multiplient : si vous vous reconnaissez dans cette description, vous faites très probablement face à un excès de sébum sur le visage. En tant qu’esthéticienne spécialisée dans le soin de la peau depuis plus de dix ans, je reçois régulièrement des personnes découragées par leur peau grasse, persuadées qu’il faut « assécher » leur peau à tout prix. C’est exactement l’inverse qu’il faut faire, et je vais vous expliquer pourquoi.
Avant de vous donner des solutions concrètes, je tiens à poser un cadre honnête : aucun soin cosmétique ne supprimera totalement la production de sébum (et ce serait d’ailleurs une très mauvaise idée). L’objectif réaliste, c’est de réguler cette production, de réduire l’aspect luisant et de limiter les imperfections associées. Si votre excès de sébum s’accompagne d’acné sévère ou inflammatoire, un dermatologue reste votre premier interlocuteur.
Dans cet article
- Le sébum est produit par les glandes sébacées et sa surproduction touche environ 40 à 55 % des adultes entre 20 et 40 ans
- Les causes principales incluent les hormones androgènes, le stress, l’alimentation et les erreurs de routine
- La niacinamide à 2-5 % réduit la production de sébum de 20 à 40 % selon les études cliniques
- Un nettoyage excessif aggrave le problème en déclenchant un effet rebond séborrhéique
- La lumière bleue LED (415 nm) montre des résultats sur la régulation du sébum après 4 à 8 semaines d’utilisation régulière
- L’hydratation reste indispensable même sur peau grasse : privilégiez les textures gel ou fluide
Sommaire
- Comprendre le sébum : à quoi sert-il vraiment ?
- Les causes d’un excès de sébum sur le visage
- Les symptômes qui doivent vous alerter
- Les actifs cosmétiques efficaces contre l’excès de sébum
- La routine quotidienne pour réguler le sébum
- Luminothérapie LED et excès de sébum : ce que dit la science
- Les erreurs à éviter absolument
- Quand consulter un dermatologue
Comprendre le sébum : à quoi sert-il vraiment ?
Je le répète à chaque consultation : le sébum n’est pas votre ennemi. Ce film lipidique sécrété par les glandes sébacées, situées dans le derme, joue un rôle essentiel dans la protection cutanée. Il forme avec la sueur le film hydrolipidique, cette barrière naturelle qui protège votre peau des agressions extérieures (pollution, froid, bactéries) et empêche l’eau de s’évaporer.
Le sébum est composé principalement de triglycérides (environ 41 %), d’acides gras libres (16 %), d’esters cireux (25 %) et de squalène (12 %). La production normale se situe autour de 1 à 2 mg par 10 cm² toutes les 3 heures sur le visage. Au-delà, on parle d’hyperséborrhée.
Ce qui est important à comprendre, c’est que la densité de glandes sébacées varie selon les zones du visage. La zone T (front, nez, menton) en concentre le plus, ce qui explique pourquoi c’est là que la brillance apparaît en premier. Certaines personnes ont aussi un sébum de mauvaise qualité, trop épais : on parle alors de dysséborrhée. Dans ce cas, même sans production excessive, la peau peut paraître grasse et développer des comédons.
Les causes d’un excès de sébum sur le visage
En dix ans de pratique, j’ai constaté que l’excès de sébum est rarement dû à une seule cause. C’est souvent un ensemble de facteurs qui se cumulent.
Les hormones : le facteur numéro un
Les androgènes, en particulier la testostérone et la DHT (dihydrotestostérone), stimulent directement l’activité des glandes sébacées. C’est la raison pour laquelle l’excès de sébum est très fréquent à la puberté, mais aussi pendant les cycles menstruels, la grossesse ou sous certaines contraceptions. Selon la documentation d’Ameli sur l’acné et le sébum, l’hyperséborrhée constitue le premier facteur déclenchant de l’acné.
Le stress chronique
Le cortisol, l’hormone du stress, agit comme un stimulant sur les glandes sébacées. Une étude publiée dans le Journal of Clinical and Aesthetic Dermatology a montré que les personnes soumises à un stress prolongé produisaient significativement plus de sébum, indépendamment des autres facteurs.
L’alimentation
Les aliments à index glycémique élevé (sucres raffinés, pain blanc, viennoiseries) provoquent des pics d’insuline qui stimulent indirectement la production d’androgènes. Les produits laitiers, en particulier le lait écrémé, sont également associés à une augmentation du sébum dans plusieurs études observationnelles. Je reste prudente sur ce point : les preuves sont encore parcellaires, mais réduire les sucres rapides ne peut de toute façon pas faire de mal.

Les erreurs de routine cosmétique
C’est le piège classique : la peau brille, alors on la décape avec des nettoyants agressifs et on saute l’hydratation. Résultat, la peau se retrouve déshydratée, la barrière cutanée est altérée, et les glandes sébacées produisent encore plus de sébum pour compenser. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond. Si votre peau tiraille après le nettoyage, c’est un signal d’alarme.
L’environnement et la pollution
La chaleur, l’humidité et la pollution atmosphérique stimulent la production de sébum. Les particules fines se déposent sur le film hydrolipidique et contribuent à l’oxydation du squalène, ce qui épaissit le sébum et favorise les pores bouchés.
Les symptômes qui doivent vous alerter
L’excès de sébum ne se manifeste pas toujours de la même manière. Voici les signes que j’observe le plus fréquemment chez mes clientes et clients :
- Brillance visible sur la zone T dès 2 à 3 heures après le nettoyage
- Pores dilatés, surtout sur le nez, les joues et le menton
- Teint terne ou grisâtre, lié à l’oxydation du sébum en surface
- Comédons ouverts (points noirs) et fermés (microkystes)
- Maquillage qui « glisse » ou disparaît au bout de quelques heures
- Texture irrégulière du grain de peau, avec un aspect granuleux au toucher
Si à ces symptômes s’ajoutent des lésions inflammatoires (boutons rouges, papules, pustules), il ne s’agit plus seulement d’une peau grasse mais potentiellement d’une acné qui nécessite un suivi médical. Le sébum en excès crée un environnement propice à la prolifération de la bactérie Cutibacterium acnes, responsable de l’inflammation.
| Type de peau | Production de sébum | Aspect visuel | Besoin principal |
|---|---|---|---|
| Peau normale | 1 à 2 mg / 10 cm² / 3h | Confortable, peu de brillance | Maintien de l’équilibre |
| Peau mixte | Élevée sur zone T uniquement | Brillance localisée, joues normales à sèches | Soin ciblé par zone |
| Peau grasse | Supérieure à 2 mg / 10 cm² / 3h | Brillance généralisée, pores visibles | Régulation du sébum |
| Peau grasse déshydratée | Élevée (réactionnelle) | Brillance + tiraillements + rugosités | Réparation barrière + hydratation |
Les actifs cosmétiques efficaces contre l’excès de sébum
En matière de régulation du sébum, tous les actifs ne se valent pas. Voici ceux qui disposent de données cliniques solides et que je recommande régulièrement.
La niacinamide (vitamine B3)
C’est mon actif de prédilection pour les peaux grasses. À une concentration de 2 à 5 %, la niacinamide a démontré dans plusieurs études cliniques sa capacité à réduire la production de sébum de 20 à 40 % en 4 à 8 semaines. Elle a aussi l’avantage de resserrer les pores visiblement et de renforcer la barrière cutanée. Découvrez tous ses bienfaits de la niacinamide dans mon article dédié.
L’acide salicylique (BHA)
Liposoluble, il pénètre dans le pore pour dissoudre le sébum accumulé. À 0,5 à 2 %, l’acide salicylique exfolie en douceur, réduit les comédons et possède une action anti-inflammatoire. C’est l’allié incontournable pour désincruster les pores sans agresser la peau. Je le recommande en sérum ou en lotion exfoliante, 2 à 3 fois par semaine au départ.
Le zinc (PCA de zinc ou gluconate de zinc)
Le zinc possède des propriétés séborégulatrices et anti-bactériennes documentées. En application topique sous forme de PCA de zinc, il réduit la brillance et aide à matifier la peau. Par voie orale, le gluconate de zinc est parfois prescrit par les dermatologues en complément, généralement à 30 mg par jour pendant 2 à 3 mois.

Le rétinol
Le rétinol agit sur le renouvellement cellulaire et normalise la kératinisation des pores, ce qui empêche leur obstruction par le sébum. C’est un actif puissant mais qui nécessite une introduction progressive pour éviter les irritations. Je conseille de commencer à 0,1 à 0,3 %, 2 fois par semaine le soir, puis d’augmenter progressivement. La combinaison rétinol et niacinamide est d’ailleurs particulièrement intéressante pour les peaux grasses.
Les AHA (acide glycolique, acide lactique)
Ces acides de fruits exfolient la surface de la peau et améliorent le renouvellement cellulaire. Ils ne régulent pas directement le sébum mais empêchent l’accumulation de cellules mortes qui, mélangées au sébum, bouchent les pores. À utiliser 1 à 2 fois par semaine en complément du BHA.
La routine quotidienne pour réguler le sébum
Je vais être directe : la routine idéale pour une peau grasse n’est pas celle que vous imaginez. Elle est plus douce que ce que la plupart des marques vous vendent.
Le matin
- Nettoyage doux : gel nettoyant sans sulfate, pH entre 4,5 et 5,5. Oubliez les savons classiques et les nettoyants « purifiants » qui contiennent du SLS (Sodium Lauryl Sulfate).
- Sérum à la niacinamide (2 à 5 %) : appliquez sur peau légèrement humide pour une meilleure pénétration.
- Hydratation légère : un gel-crème ou un fluide hydratant non comédogène. Même votre peau grasse a besoin d’eau. Les peaux déshydratées produisent souvent plus de sébum par compensation.
- Protection solaire : SPF 30 minimum, texture fluide ou gel. Les filtres solaires modernes existent en finition mate.
Le soir
- Double nettoyage : huile ou baume démaquillant (oui, même sur peau grasse, le gras dissout le gras et le sébum oxydé), suivi du gel nettoyant doux.
- Exfoliation ciblée (2 à 3 soirs par semaine) : sérum à l’acide salicylique 1 à 2 %, ou rétinol les autres soirs selon votre tolérance.
- Crème de nuit légère : formule non occlusive, enrichie en niacinamide ou en zinc.
L’erreur la plus fréquente que je vois en cabine, c’est le surcleansing : se laver le visage 3 à 4 fois par jour ou utiliser des lingettes nettoyantes à répétition. Deux nettoyages par jour suffisent amplement.
Luminothérapie LED et excès de sébum : ce que dit la science
C’est un domaine que je connais particulièrement bien et sur lequel je souhaite être très factuelle. La photothérapie LED pour le visage fait l’objet d’un intérêt croissant dans la régulation du sébum, et les résultats sont encourageants, sans être miraculeux.
La lumière bleue (415 nm)
La longueur d’onde bleue, autour de 415 nm, est la plus étudiée dans le cadre de l’excès de sébum. Son mécanisme principal passe par l’activation des porphyrines produites par Cutibacterium acnes, ce qui génère des espèces réactives de l’oxygène détruisant la bactérie. Mais des études récentes suggèrent aussi un effet direct sur la réduction de la taille des glandes sébacées et de leur activité sécrétoire.
Une étude coréenne de 2013 publiée dans le Journal of Dermatological Science a montré une réduction significative du sébum après 8 semaines de traitement LED bleu à raison de 2 à 3 séances par semaine. Selon les données de la Haute Autorité de Santé, la photothérapie LED reste un complément et non un traitement de première intention pour les affections cutanées.

La lumière rouge (630-660 nm)
La lumière rouge agit davantage sur l’inflammation et la cicatrisation. Pour les peaux grasses sujettes aux imperfections, elle aide à calmer les rougeurs et à accélérer la réparation des lésions. La combinaison bleu + rouge est souvent la plus pertinente pour les peaux grasses à tendance acnéique.
Ce qu’il faut en attendre concrètement
Je ne vais pas vous survendre la LED. Voici ce que vous pouvez raisonnablement attendre :
- Réduction visible de la brillance après 4 à 8 semaines d’utilisation régulière
- Diminution des imperfections inflammatoires légères à modérées
- Résultats complémentaires aux actifs topiques, pas un remplacement
- Nécessité de régularité : 3 à 5 séances de 10 à 20 minutes par semaine
Les personnes souffrant de rosacée doivent être particulièrement vigilantes avec la lumière bleue, qui peut parfois aggraver les rougeurs. Dans ce cas, la lumière rouge seule est préférable.
Les erreurs à éviter absolument
Après des années à accompagner des personnes avec une peau grasse, j’ai identifié les erreurs récurrentes qui aggravent l’excès de sébum au lieu de le réguler.
1. Décaper la peau
C’est le réflexe numéro un, et le pire. Les nettoyants à base de sulfates agressifs, l’alcool dénaturé en grande quantité, les lotions astringentes très asséchantes : tout cela détruit le film hydrolipidique. La peau, agressée, produit encore plus de sébum pour se protéger. C’est un cercle vicieux.
2. Sauter l’hydratation
« Ma peau est grasse, je n’ai pas besoin de l’hydrater. » Faux. Une peau grasse peut être déshydratée. Le sébum (lipides) et l’hydratation (eau) sont deux choses distinctes. Les textures gel-crème ou les fluides aqueux apportent l’eau nécessaire sans surcharger en gras.
3. Multiplier les produits matifiants
Poudre matifiante, primer matifiant, fond de teint matifiant, brume fixatrice matifiante : l’accumulation de produits absorbants finit par asphyxier les pores et peut provoquer des comédons. Un seul produit matifiant dans votre routine suffit.
4. Toucher son visage
Chaque contact transfère des bactéries et de la saleté qui se mélangent au sébum et obstruent les pores. C’est un geste inconscient mais très fréquent : en moyenne, nous touchons notre visage 16 à 23 fois par heure selon une étude de l’université de Nouvelle-Galles du Sud.
5. Négliger le nettoyage des accessoires
Taies d’oreiller, serviettes, pinceaux de maquillage, écran de téléphone : autant de nids à bactéries qui entrent en contact avec votre visage. Je recommande de changer la taie d’oreiller tous les 3 à 4 jours et de nettoyer les pinceaux chaque semaine.
6. Abuser des masques à l’argile
L’argile est un excellent absorbant ponctuel, mais utilisée trop souvent (plus de 1 à 2 fois par semaine) ou laissée à sécher complètement sur la peau, elle déshydrate la couche cornée. Résultat : encore un effet rebond. Appliquez votre masque visage en couche épaisse et retirez-le avant qu’il ne sèche totalement.
Quand consulter un dermatologue
Je le dis très clairement : les soins cosmétiques et la photothérapie LED ont leurs limites. Il est temps de consulter un dermatologue si vous constatez :
- Des lésions inflammatoires persistantes (boutons rouges douloureux, nodules, kystes)
- Des cicatrices d’acné qui commencent à se former
- Un excès de sébum accompagné de signes hormonaux : pilosité excessive, cycles irréguliers, chute de cheveux
- Aucune amélioration après 8 à 12 semaines de routine adaptée bien suivie
- Un excès de sébum qui s’installe brutalement à l’âge adulte sans cause évidente
Le dermatologue pourra envisager des traitements médicaux comme les rétinoïdes sur ordonnance (trétinoïne, adapalène à concentration élevée), une antibiothérapie locale ou orale, voire un bilan hormonal si nécessaire. Ces options ne sont pas du ressort de l’esthéticienne, et il serait irresponsable de ma part de prétendre le contraire.
Pour l’hyperpigmentation post-inflammatoire que laissent parfois les boutons, la vitamine E et une bonne protection solaire peuvent aider à estomper les marques résiduelles.
À retenir
- Nettoyez votre visage 2 fois par jour maximum avec un gel doux sans sulfate agressif
- Intégrez un sérum à la niacinamide 2 à 5 % matin et soir pour une régulation mesurable du sébum
- Utilisez l’acide salicylique 1 à 2 % en exfoliation 2 à 3 soirs par semaine pour désincruster les pores
- Hydratez systématiquement votre peau avec une texture légère non comédogène, même si elle brille
- Consultez un dermatologue si aucune amélioration n’est visible après 8 à 12 semaines de routine adaptée
Questions fréquentes
Comment réduire l’excès de sébum sur le visage rapidement ?
Il n’existe pas de solution instantanée, mais les résultats les plus rapides s’obtiennent en combinant un nettoyant doux matin et soir avec un sérum à la niacinamide à 2-5 %. L’acide salicylique en exfoliation 2 à 3 fois par semaine complète cette approche. Comptez 2 à 4 semaines pour observer une réduction visible de la brillance. L’erreur serait de chercher à assécher la peau, ce qui provoque un effet rebond avec encore plus de sébum.
Qu’est-ce qui provoque l’excès de sébum sur le visage ?
Les causes principales sont hormonales : les androgènes (testostérone, DHT) stimulent directement les glandes sébacées. Le stress chronique via le cortisol, une alimentation riche en sucres rapides et en produits laitiers, la pollution et les erreurs de routine cosmétique (nettoyage trop agressif, absence d’hydratation) sont aussi des facteurs aggravants fréquents. Chez les femmes, les fluctuations du cycle menstruel et certaines contraceptions jouent également un rôle.
Comment absorber le sébum sur le visage en cours de journée ?
Les papiers matifiants (blotting papers) sont la solution la plus efficace et la moins agressive : ils absorbent le sébum en surface sans perturber le maquillage ni agresser la peau. Tamponnez délicatement la zone T sans frotter. Évitez de repoudrer excessivement par-dessus, car l’accumulation de poudre finit par obstruer les pores. Si vous n’avez pas de papiers matifiants, un mouchoir en papier non parfumé fait l’affaire.
L’alimentation influence-t-elle vraiment la production de sébum ?
Oui, mais de façon indirecte. Les aliments à index glycémique élevé (sucres raffinés, pain blanc, sodas) provoquent des pics d’insuline qui stimulent la production d’hormones androgènes, lesquelles activent les glandes sébacées. Plusieurs études observationnelles lient aussi les produits laitiers, en particulier le lait écrémé, à une augmentation de l’acné. Toutefois, l’alimentation seule ne suffit pas à régler un problème de sébum ; c’est un facteur parmi d’autres à considérer dans une approche globale.
La luminothérapie LED est-elle efficace contre l’excès de sébum ?
La lumière bleue à 415 nm montre des résultats intéressants sur la régulation du sébum dans les études cliniques, avec une réduction visible après 4 à 8 semaines d’utilisation régulière (3 à 5 séances par semaine). Elle agit principalement sur les bactéries responsables de l’acné et potentiellement sur l’activité des glandes sébacées. C’est un complément efficace à une routine topique bien construite, mais pas un traitement miracle qui remplace les actifs séborégulateurs.
Est-ce que l’excès de sébum touche aussi les hommes ?
Oui, et souvent de façon plus marquée. Les hommes produisent naturellement plus de testostérone, ce qui stimule davantage les glandes sébacées. La peau masculine est aussi 20 à 30 % plus épaisse que la peau féminine et possède des pores plus larges. Les mêmes principes de soin s’appliquent : nettoyage doux, actifs séborégulateurs (niacinamide, acide salicylique), hydratation légère et protection solaire. Le rasage peut en revanche irriter et aggraver temporairement le problème si la technique ou les produits utilisés ne sont pas adaptés.
Margaux Delcourt est esthéticienne diplômée, spécialisée dans le soin de la peau et la luminothérapie LED. Elle décrypte les actifs cosmétiques et les routines de soin sur des bases factuelles, sans discours commercial.