Dans cet article
- Les AHA (acide glycolique, lactique) agissent en surface pour lisser le grain de peau et booster l’éclat
- Les BHA (acide salicylique) pénètrent dans les pores et sont particulièrement adaptés aux peaux grasses et acnéiques
- La concentration efficace se situe entre 5 et 10 % pour les AHA et autour de 1 à 2 % pour les BHA en usage quotidien
- Combiner AHA et BHA est possible, mais en alternant les soirs pour éviter irritations et sensibilisation
- Le pH du produit doit être compris entre 3 et 4 pour garantir une exfoliation réelle
- La protection solaire SPF 30 minimum est non négociable dès que vous utilisez un acide exfoliant
Sommaire
- Que signifient AHA et BHA : définitions claires
- Comment agissent-ils sur la peau : deux mécanismes très différents
- Tableau comparatif AHA vs BHA : concentrations, pH et résultats
- Quel acide choisir selon votre type de peau
- Peut-on combiner AHA et BHA dans la même routine
- Les associations à éviter absolument avec les AHA et BHA
- Comment intégrer un AHA ou un BHA étape par étape
- AHA, BHA et luminothérapie LED : une synergie intéressante
- Les erreurs les plus fréquentes avec les acides exfoliants
AHA, BHA : ces trois lettres reviennent partout dans les routines de soin, sur les étiquettes de sérums et dans les recommandations beauté. Pourtant, quand je discute avec mes clientes en cabine, je constate que la confusion reste totale. Beaucoup pensent qu’il s’agit du même type d’exfoliant, juste avec un nom différent. En réalité, la aha bha difference est fondamentale, et choisir le mauvais acide pour votre peau peut faire plus de mal que de bien.
Après plus de dix ans à observer les effets de ces actifs sur des peaux très variées, je vais vous expliquer concrètement ce qui distingue ces deux familles d’acides, ce que vous pouvez réellement en attendre, et surtout comment les utiliser sans abîmer votre barrière cutanée. Pas de promesse miracle ici : des faits, des mécanismes biologiques, et des conseils applicables dès ce soir.
Que signifient AHA et BHA : définitions claires
Commençons par ce que ces acronymes signifient réellement, parce que c’est la base de tout.
AHA signifie Alpha Hydroxy Acid (acide alpha-hydroxylé). Ce sont des acides hydrosolubles, c’est-à-dire qu’ils se dissolvent dans l’eau. Les plus connus sont l’acide glycolique (dérivé de la canne à sucre), l’acide lactique (dérivé du lait), l’acide mandélique (dérivé de l’amande amère), l’acide tartrique et l’acide citrique. Parmi eux, l’acide glycolique est le plus étudié et le plus utilisé en cosmétique, grâce à sa petite taille moléculaire qui lui permet une pénétration efficace.
BHA signifie Beta Hydroxy Acid (acide bêta-hydroxylé). En cosmétique, on parle quasi exclusivement de l’acide salicylique. Sa particularité majeure : il est liposoluble, ce qui signifie qu’il se dissout dans les corps gras. Cette propriété change radicalement son mode d’action par rapport aux AHA, comme nous allons le voir.
On entend parfois parler des PHA (Poly Hydroxy Acids), comme la gluconolactone. Ce sont des cousins des AHA, mais avec des molécules beaucoup plus grosses, donc une pénétration plus douce. Je ne les détaille pas ici pour rester focalisée sur la aha bha difference principale, mais sachez qu’ils existent pour les peaux très réactives qui ne tolèrent ni AHA ni BHA.

Comment agissent-ils sur la peau : deux mécanismes très différents
C’est ici que la différence entre AHA et BHA prend tout son sens. Leur solubilité respective détermine où et comment ils travaillent.
L’action des AHA : en surface
Les AHA agissent principalement sur la couche cornée, la partie la plus superficielle de l’épiderme. Leur mécanisme est bien documenté : ils affaiblissent les liaisons entre les cornéocytes (les cellules mortes en surface) en réduisant la cohésion des desmosomes. Résultat : les cellules mortes se détachent plus facilement, et la peau paraît plus lisse, plus lumineuse.
Au-delà de cette exfoliation, les AHA à des concentrations suffisantes (autour de 8 à 12 % pour l’acide glycolique) stimulent la production de glycosaminoglycanes et de collagène dans le derme, selon des études publiées dans le Journal of the American Academy of Dermatology. Cela explique leur intérêt dans les routines anti-âge, notamment pour atténuer les premières rides et améliorer l’éclat du teint.
L’action des BHA : en profondeur dans les pores
L’acide salicylique, étant liposoluble, peut pénétrer dans le sébum qui tapisse l’intérieur des pores. C’est un avantage décisif pour les peaux à tendance grasse ou acnéique. Là où un AHA reste en surface et ne peut pas « traverser » la barrière lipidique du pore, le BHA s’y infiltre, dissout l’excès de sébum et décolle les cellules mortes qui obstruent le follicule.
L’acide salicylique possède en plus des propriétés anti-inflammatoires (il est chimiquement proche de l’aspirine), ce qui le rend pertinent pour calmer les rougeurs associées aux boutons. C’est pour cette raison qu’il est particulièrement recommandé en cas d’excès de sébum au visage et de pores dilatés.
Je tiens à être honnête : le BHA ne fait pas disparaître l’acné sévère. Il aide à réguler les peaux à tendance acnéique légère à modérée. Pour une acné inflammatoire persistante, un dermatologue reste indispensable.
Tableau comparatif AHA vs BHA : concentrations, pH et résultats
Voici un tableau synthétique pour visualiser clairement la aha bha difference sur les critères qui comptent vraiment :
| Critère | AHA (acide glycolique, lactique) | BHA (acide salicylique) |
|---|---|---|
| Solubilité | Hydrosoluble (eau) | Liposoluble (gras) |
| Zone d’action | Surface de la peau (couche cornée) | Intérieur des pores |
| Concentration quotidienne | 5 à 10 % (glycolique), 5 à 15 % (lactique) | 1 à 2 % |
| pH efficace | 3 à 4 | 3 à 4 |
| Effet principal | Lissage, éclat, stimulation du collagène | Désobstruction des pores, régulation du sébum |
| Anti-inflammatoire | Non | Oui |
| Photosensibilisation | Oui (marquée) | Modérée |
| Peau cible idéale | Normale, sèche, mature, terne | Grasse, mixte, acnéique |
| Résultats visibles | 4 à 8 semaines | 3 à 6 semaines |
Un point essentiel que ce tableau met en lumière : le pH du produit est aussi important que la concentration. Un AHA à 10 % avec un pH de 5 n’exfoliera quasiment pas, parce que l’acide est presque entièrement neutralisé. Pour qu’un acide exfolie réellement, le pH doit se situer entre 3 et 4. C’est un critère que très peu de marques communiquent, et pourtant c’est celui qui détermine si votre produit fonctionne ou non.

Quel acide choisir selon votre type de peau
C’est la question la plus fréquente que je reçois, et la réponse est plus nuancée qu’un simple « AHA si peau sèche, BHA si peau grasse ». Voici mon approche :
Peau sèche ou déshydratée
Privilégiez l’acide lactique. C’est un AHA qui a la particularité d’être aussi un humectant : il attire l’eau dans la couche cornée. À 5 %, il exfolie en douceur tout en améliorant l’hydratation. C’est un choix pertinent si votre peau tiraille ou si vous avez un grain de peau irrégulier sans problème de sébum. Si votre peau est déshydratée, l’acide lactique sera mieux toléré que le glycolique.
Peau grasse ou mixte
Le BHA (acide salicylique à 2 %) est votre meilleur allié. Sa capacité à pénétrer dans le sébum le rend nettement plus efficace que n’importe quel AHA pour désobstruer les pores. Vous pouvez l’utiliser en lotion tonique ou en sérum, appliqué sur les zones grasses (zone T notamment).
Peau mature
L’acide glycolique entre 8 et 10 % est le plus documenté pour stimuler le renouvellement cellulaire et la synthèse de collagène. Son efficacité sur les rides du front et les ridules est réelle, mais il faut être patient : comptez 8 à 12 semaines pour constater un lissage visible. Ce n’est pas un résultat instantané, et quiconque vous dit le contraire vous vend du rêve.
Peau sensible ou réactive
Ni AHA classique ni BHA en première intention. Je recommande plutôt l’acide mandélique (un AHA à grosse molécule, donc pénétration lente et douce) ou un PHA comme la gluconolactone. Si votre peau est sujette à la rosacée, évitez tout acide exfoliant sans avis dermatologique préalable.
Peut-on combiner AHA et BHA dans la même routine
Oui, c’est possible. Mais pas n’importe comment.
L’idée d’utiliser les deux est logique : l’AHA lisse la surface pendant que le BHA nettoie les pores en profondeur. Certaines marques proposent d’ailleurs des produits combinés AHA + BHA. Le problème, c’est que superposer deux acides le même soir augmente significativement le risque d’irritation, surtout si votre barrière cutanée n’est pas en excellent état.
Ma recommandation concrète :
- Alternez les soirs : lundi et mercredi soir pour le BHA, mardi et jeudi soir pour l’AHA
- Ne dépassez pas 4 soirs d’acide par semaine au total quand vous débutez
- Si votre peau tolère bien après 3 à 4 semaines, vous pouvez passer à 5 soirs
- Gardez toujours 2 à 3 soirs « off » par semaine pour laisser la barrière cutanée se restaurer
Un produit combiné AHA + BHA avec des concentrations modérées (par exemple 5 % d’acide glycolique + 0,5 % d’acide salicylique) est aussi une option, mais vérifiez le pH et commencez par deux fois par semaine.
Les associations à éviter absolument avec les AHA et BHA
C’est un sujet qui revient en permanence, et à raison. Certaines combinaisons d’actifs avec les acides exfoliants peuvent provoquer des irritations sévères, voire endommager la barrière cutanée durablement.
AHA/BHA + rétinol : la combinaison risquée
Le rétinol accélère lui aussi le renouvellement cellulaire. L’associer à un AHA ou BHA le même soir, c’est doubler la dose d’exfoliation. Résultat fréquent : rougeurs, desquamation excessive, sensation de brûlure. Mon conseil : utilisez vos acides et votre rétinol des soirs différents. Si vous débutez le rétinol, ne commencez pas les AHA/BHA en parallèle ; introduisez-les un par un avec au moins 4 semaines d’écart.
AHA/BHA + vitamine C pure (acide ascorbique)
L’acide ascorbique fonctionne à un pH très bas (autour de 2,5 à 3,5). Appliqué juste après un AHA ou BHA, le pH cumulé peut être trop agressif. Préférez la vitamine C le matin et les acides exfoliants le soir. C’est la répartition la plus sûre et la plus logique.
AHA/BHA + niacinamide : le faux interdit
Contrairement à ce qu’on lit encore souvent, la niacinamide est tout à fait compatible avec les AHA et BHA. L’idée qu’elle se transformerait en acide nicotinique au contact d’un pH acide est un mythe basé sur des conditions de laboratoire extrêmes (température élevée, exposition prolongée) qui ne se reproduisent pas sur la peau. Vous pouvez donc combiner niacinamide et acides exfoliants sans problème, en les appliquant du plus fin au plus épais.

Comment intégrer un AHA ou un BHA étape par étape
Voici le protocole que je recommande à mes clientes, que ce soit pour un AHA ou un BHA. L’objectif est simple : laisser le temps à votre peau de s’adapter sans déclencher une réaction de défense.
Semaines 1 et 2 : phase d’introduction
Appliquez votre acide 2 soirs par semaine, sur peau propre et sèche. Attendez 1 à 2 minutes avant d’appliquer votre crème de nuit. Si des picotements légers apparaissent (10 à 20 secondes), c’est normal. Si les picotements persistent ou si des rougeurs apparaissent, rincez et espacez davantage.
Semaines 3 et 4 : montée progressive
Passez à 3 soirs par semaine si votre peau n’a montré aucun signe d’irritation. C’est aussi le moment d’évaluer si la concentration vous convient ou s’il faudra ajuster (monter ou descendre).
À partir de la semaine 5
Vous pouvez utiliser votre acide 4 à 5 soirs par semaine si la tolérance est bonne. Ne cherchez pas à atteindre 7 soirs sur 7 : même les peaux résistantes bénéficient de soirs de repos.
La règle non négociable : la protection solaire
Les AHA augmentent la photosensibilité de la peau de 18 % en moyenne selon les données de la FDA américaine. Les BHA sont légèrement moins photosensibilisants, mais le risque existe aussi. Un écran solaire SPF 30 minimum, tous les matins, est obligatoire dès que vous utilisez un acide exfoliant. Pas négociable, même en hiver, même sous un ciel couvert.
AHA, BHA et luminothérapie LED : une synergie intéressante
C’est un sujet que je connais particulièrement bien, et la combinaison acides exfoliants + photothérapie LED mérite qu’on s’y attarde.
Le principe est simple : en éliminant les cellules mortes qui s’accumulent en surface, les AHA et BHA permettent à la lumière infrarouge et aux autres longueurs d’onde du masque LED de mieux pénétrer dans les tissus. Une couche cornée épaisse et irrégulière agit comme un filtre qui réduit la quantité de photons atteignant les cellules cibles (fibroblastes, kératinocytes).
En pratique, voici comment j’organise la séquence en cabine et ce que je conseille à domicile :
- Appliquez votre AHA ou BHA le soir
- Utilisez votre masque LED le lendemain matin ou le soir suivant, jamais juste après l’acide
- Si votre peau est sensible après l’exfoliation, attendez 24 heures avant la séance LED
- Pour le contour des yeux et le cou, n’appliquez pas d’acide exfoliant : ces zones sont trop fines et réactives
Je tiens à nuancer : cette synergie est logique sur le plan biophysique, mais il n’existe pas encore d’étude clinique randomisée spécifiquement sur la combinaison AHA + LED à domicile. C’est un raisonnement par mécanisme, pas une preuve formelle. Je préfère être transparente là-dessus.
Les erreurs les plus fréquentes avec les acides exfoliants
En dix ans de pratique, j’ai vu les mêmes erreurs se répéter. Les voici, pour que vous ne les fassiez pas :
Erreur n°1 : commencer avec une concentration trop élevée. Un acide glycolique à 30 % acheté en ligne « parce que ça ira plus vite » est le meilleur moyen de se retrouver avec une peau rouge, irritée et fragilisée pour des semaines. Commencez à 5 à 8 % pour un AHA, 1 % pour un BHA.
Erreur n°2 : utiliser un acide sur une peau déjà irritée. Si votre peau tiraille, pèle ou présente des rougeurs, ce n’est pas le moment d’ajouter un exfoliant chimique. Restaurez d’abord votre barrière cutanée avec des soins hydratants et apaisants.
Erreur n°3 : négliger le pH du produit. Comme je l’ai mentionné, un AHA avec un pH supérieur à 4,5 ne fait quasiment rien. Certaines marques jouent sur des concentrations élevées affichées en gros sur le packaging, mais avec un pH qui neutralise l’effet. Malheureusement, le pH est rarement indiqué. Cherchez-le sur les sites spécialisés ou contactez directement la marque.
Erreur n°4 : exfolier et ne pas hydrater. L’exfoliation accélère le renouvellement cellulaire, ce qui augmente temporairement la perte en eau transépidermique. Si vous n’hydratez pas correctement après, vous fragilisez votre peau. Un sérum hydratant suivi d’une crème occlusive est le minimum après chaque application d’acide.
Erreur n°5 : oublier la protection solaire. Je le répète parce que c’est l’erreur la plus fréquente et la plus conséquente. Un acide exfoliant sans SPF le matin, c’est s’exposer à des taches pigmentaires plus marquées que celles que vous essayez de traiter. C’est contre-productif.
L’acide glycolique et l’acide salicylique sont des actifs bien étudiés par la communauté dermatologique. L’Association française de dermatologie rappelle régulièrement l’importance d’une utilisation encadrée de ces acides, notamment en ce qui concerne la photosensibilisation et les concentrations adaptées à un usage domestique.
À retenir
- Choisissez un AHA pour lisser le grain de peau et booster l’éclat, un BHA pour désobstruer les pores et réguler le sébum
- Vérifiez que le pH de votre produit est entre 3 et 4, sinon l’exfoliation sera quasi nulle
- Commencez par 2 soirs par semaine et augmentez progressivement sur 4 à 5 semaines
- N’associez jamais AHA/BHA et rétinol le même soir : alternez les jours
- Appliquez un SPF 30 minimum chaque matin sans exception dès que vous utilisez un acide exfoliant
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre AHA et BHA pour le visage ?
La différence fondamentale est leur solubilité. Les AHA sont hydrosolubles et agissent en surface de la peau pour lisser le grain, améliorer l’éclat et stimuler le collagène. Les BHA sont liposolubles et pénètrent dans les pores pour dissoudre le sébum et désobstruer les follicules. Les AHA conviennent mieux aux peaux sèches, ternes ou matures ; les BHA aux peaux grasses, mixtes ou à tendance acnéique.
Quel produit ne pas mélanger avec AHA BHA ?
Évitez d’appliquer le même soir un AHA ou BHA avec du rétinol : la double exfoliation risque d’irriter sévèrement la peau. Évitez aussi l’association avec la vitamine C pure (acide ascorbique) le même soir, car le cumul de pH très acides peut sensibiliser la peau. En revanche, la niacinamide est parfaitement compatible avec les AHA et BHA, contrairement à un mythe tenace.
L’acide salicylique est-il un AHA ou un BHA ?
L’acide salicylique est un BHA (Beta Hydroxy Acid). C’est d’ailleurs le seul BHA utilisé en cosmétique. Sa caractéristique distinctive est d’être liposoluble, ce qui lui permet de pénétrer dans le sébum à l’intérieur des pores. Il possède aussi des propriétés anti-inflammatoires que les AHA n’ont pas, ce qui le rend particulièrement adapté aux peaux acnéiques.
L’acide glycolique est-il un AHA ou un BHA ?
L’acide glycolique est un AHA (Alpha Hydroxy Acid). C’est le plus étudié et le plus utilisé de la famille des AHA, grâce à sa petite taille moléculaire qui permet une bonne pénétration dans la couche cornée. Il est particulièrement efficace pour le lissage des ridules, l’amélioration de l’éclat et la stimulation du collagène, à des concentrations de 8 à 12 % avec un pH adapté.
Quels sont les inconvénients des AHA ?
Le principal inconvénient des AHA est la photosensibilisation : ils augmentent la sensibilité de la peau aux UV d’environ 18 %, ce qui rend la protection solaire obligatoire. Les AHA peuvent aussi provoquer des picotements, rougeurs et desquamation en début d’utilisation, surtout à forte concentration. Les peaux sensibles ou réactives les tolèrent parfois mal, et une utilisation excessive peut fragiliser la barrière cutanée durablement.
Peut-on utiliser AHA et BHA ensemble ?
Oui, mais avec méthode. La façon la plus sûre est d’alterner les soirs : par exemple BHA le lundi et mercredi, AHA le mardi et jeudi. Certains produits combinent les deux à faible concentration, ce qui est aussi une option. Évitez de superposer deux produits concentrés le même soir, car le risque d’irritation est réel. Gardez toujours 2 à 3 soirs sans acide par semaine pour que la peau récupère.
Combien de temps faut-il pour voir les résultats des AHA et BHA ?
Pour les BHA, les premiers résultats sur les pores et le sébum apparaissent généralement en 3 à 6 semaines d’utilisation régulière. Pour les AHA, comptez 4 à 8 semaines pour un teint plus lumineux et un grain de peau affiné, et 8 à 12 semaines pour des effets mesurables sur les ridules. Ces délais supposent une utilisation régulière à la bonne concentration et au bon pH.
Margaux Delcourt est esthéticienne diplômée, spécialisée dans le soin de la peau et la luminothérapie LED. Elle décrypte les actifs cosmétiques et les routines de soin sur des bases factuelles, sans discours commercial.